avec une deuxième édition, consacrée aux politiques publiques de l’Union européenne, en anglais, pour une cible mondiale.
Entrer sur un marché où des acteurs aux moyens considérables se livrent une concurrence forte sur l’info et les outils de veille était un défi.
Nous avons pris le temps de réfléchir, de tester, d'ajuster, puis de tester encore afin de trouver la bonne organisation pour la rédaction et les équipes marketing et commerciale. Nous avons laissé la concurrence de côté pour nous concentrer sur notre métier : l’info en profondeur et des outils de veille centrés sur l'utilité.
L'entreprise est détenue à 100 % par l'équipe, ce qui nous permet de continuer à faire le choix d'un modèle par abonnement qui récompense l'utilité plutôt que l'influence, un travail bien fait plutôt que le profit à court terme.
Mais notre indépendance ne se décrète pas : c’est à nos lecteurs d’en juger. Ce rapport annuel est là pour leur permettre de mieux comprendre les rouages de Contexte.

Jean-Christophe Boulanger, président-directeur général et Clémentine Forissier, directrice de la rédaction
Toute l’équipe travaille chaque jour à assurer une rentabilité suffisante pour financer notre croissance sans recourir à des capitaux extérieurs.
de revenu annuel récurrent au 31 décembre 2025
de croissance du revenu annuel récurrent par rapport à 2024
Là où le chiffre d'affaires donne un instantané du volume d'activité moyen sur l'année écoulée, le revenu annuel récurrent (ARR) offre une vision plus actuelle, à un instant T – ici, à la fin de l'année.
L'indépendance est au cœur de notre modèle économique. Et, pour rester fidèles à nos valeurs et être pleinement indépendants, nous devons générer des revenus suffisants pour couvrir nos dépenses. Notre rentabilité doit être assez solide pour financer notre croissance sans apport extérieur.

Antoine de Cassan, directeur administratif et financier
Le lancement réussi d’Energy, la première verticale de notre nouvelle édition EU, qui réalise le démarrage commercial le plus rapide de notre histoire.
L'acquisition de nouveaux abonnés sur nos huit verticales en France.
La montée en gamme des abonnements de la plupart de nos clients existants vers nos formules Avancée et Intégrale, qui bénéficient de nos fonctionnalités de veille automatisées.
au titre de l’aide au pluralisme des services de presse tout en ligne (SPTEL) du ministère de la culture
de crédit d'impôt recherche et innovation (CIR/CII)
d'aides à l'apprentissage
Pour accomplir sa mission, Contexte entend croître tout en restant indépendant. Atteindre cette double ambition suppose une rentabilité sans subventions, pour ne pas être économiquement tributaires de notre objet éditorial : la politique.
Toutefois, nous estimons que les subventions favorisent notre indépendance – dans certaines limites. Elles constituent la seule source de financement sans contrepartie. Un investisseur au capital dispose de droits de vote. Un prêteur peut exercer une pression en cas de difficultés de remboursement. Une subvention, à l'inverse, est un don sans contrepartie.
Nous avons donc choisi d'accepter certaines subventions : celles qui nous permettent de rester pleinement indépendants, sur le plan opérationnel comme éditorial.
Les trois cofondateurs détiennent 94 % du capital de l’entreprise, tandis que les 6 % restants sont détenus par 60 salariés.
Contexte est totalement indépendant. Pas de mécènes, pas d'actionnaires extérieurs. Seulement un journalisme fiable – financé exclusivement par l'abonnement – couplé à des outils de veille des politiques publiques développés en interne.
Chaque année, nous nous efforçons d'élargir notre audience, d'approfondir notre couverture et d'affiner notre produit.
organisations abonnées
de croissance par rapport à 2024
organisations abonnées par rapport à 2024
de taux de rétention (en valeur)
de churn (1 point de moins que l'an dernier)
Pour un abonnement moyen annuel de 8 000 euros :
Le coût de chaque fonction inclut les salaires, les prestations externes et les frais généraux.
personnes* = 90 à Paris + 25 à Bruxelles
ans de moyenne d'âge
en CDI
de femmes
d’hommes
*au 31 décembre 2025
54 personnes
CDI (33) : 20 en France et 13 en Belgique
Autres contrats (21) : 17 en France et 4 en Belgique
L'année écoulée a vu de nombreuses mobilités internes chez Contexte. Qu'il s'agisse de devenir manager, de rejoindre une autre équipe ou de s'installer dans un nouveau pays, les parcours se construisent de plus en plus en interne.
Ces mobilités ont été particulièrement nombreuses en 2025, à mesure que nous avons clarifié le processus.
Notre ambition est de rendre l'évolution interne possible pour toutes et tous, sans barrières liées au statut ou à l'ancienneté.

Sophie Obolensky,
directrice talent et culture
Notre ambition est de continuer à renforcer notre processus de mobilité interne pour qu'il devienne un réflexe naturel, équitable et accessible à toutes et tous.
En 2025, le bureau de Bruxelles a franchi une étape importante dans son développement organisationnel en recrutant un responsable RH attitré, Pedro Vitoria.
Ce poste a permis un accompagnement plus étroit de l'ensemble des salariés, renforcé la mise en œuvre locale des initiatives RH et soutenu l'alignement progressif de nos pratiques RH sur le droit du travail et les obligations réglementaires belges.
L’équipe RH s’est également concentrée sur les grilles salariales. L'objectif était simple : créer un dispositif juste et transparent pour les salariés, tout en restant conforme aux exigences légales belges.
À l'issue de trois ateliers réunissant journalistes, responsables de pôle et managers à Bruxelles, nous avons formalisé un nouveau cadre fondé sur des fiches de poste, des grilles de compétences et des fourchettes de rémunération. Le dispositif comprend désormais huit niveaux pour les journalistes et cinq niveaux pour les responsables de pôle, chacun associé à une description claire des responsabilités, de l'autonomie et de l'impact attendus.
Les retours des personnes directement concernées, d'experts internes et d'un conseil juridique externe ont permis d'affiner la version finale, afin que ce cadre soit à la fois solide techniquement et compréhensible pour l'équipe de Bruxelles.
© Jérémie Luciani pour contexte
Dans un environnement politique français chaotique, avec un Parlement toujours bloqué début 2025, nos journalistes ont exploré les recoins méconnus des institutions françaises : des articles sur le pouvoir de l'administration française, le Secrétariat général du gouvernement (SGG), le Conseil constitutionnel et les grands corps de l'État, pour n'en citer que quelques-uns. Dans le même temps, une équipe de journalistes issus de plusieurs verticales s'est penchée plus en profondeur sur le Rassemblement national, sorti renforcé des élections législatives anticipées de 2024.
Puis la saison budgétaire – un rendez-vous récurrent pour Contexte à Paris, avec le suivi du PLF et du PLFSS – a été l'occasion d'accroître la collaboration entre nos verticales Pouvoirs et Santé.
Une nouvelle priorité politique majeure de l'UE – la compétitivité – a conduit la rédaction à repenser sa couverture éditoriale sur l'ensemble de nos verticales.
L'un des temps forts de l'année a été la présentation, mi-juillet, du projet de budget européen 2028-2034, accompagné de tous les documents sectoriels afférents. Pour faire face à ce flot de textes, nous nous y sommes préparés plusieurs semaines à l'avance en attribuant un rôle à chaque journaliste basé à Bruxelles et en identifiant les informations clés que nous recherchions. Nous avons ensuite publié quantité d’exclusivités sur les aspects essentiels du futur budget, tout en produisant rapidement des analyses approfondies.
En novembre, la COP30 à Belém (Brésil) a été le terrain de jeu choisi par Environnement, Énergie et Energy pour tester la collaboration croisée entre les équipes française et européenne : deux journalistes – Victor Roux-Goeken pour l'équipe française et Damien Genicot pour l'équipe européenne – se sont rendus au Brésil pour couvrir la conférence. À Paris et à Bruxelles, rédacteurs et éditeurs se levaient chaque jour au petit matin (à l’heure européenne) pour éditer et traduire les contenus produits à Belém, afin que les sujets importants paraissent à la fois dans l'édition FR et dans l'édition EU.
Pour mieux piloter cette approche transversale au quotidien, nous avons recruté un rédacteur en chef adjoint, Quentin Ariès, qui nous a rejoints en septembre 2025.

La principale mission de Contexte en 2025 était de lancer notre première édition en anglais.
Forts d'une équipe de 18 journalistes français début 2025 – une configuration unique pour un média français à Bruxelles –, nous avons convenu que chaque journaliste pourrait choisir d'écrire en anglais ou en français et organiser le flux éditorial en conséquence.
Nous avons ensuite consacré le premier semestre au recrutement et à l'accueil de nouveaux membres de la rédaction : Jack Schickler, responsable du pôle Energy ; Mariette Thom et Ciaran Sunderland, journalistes Energy anglophones ; et Anna Martino et Gabriela Galindo, éditrices et adaptatrices.
Il nous semblait essentiel de bâtir sur ces fondations, alors que nous cherchions à devenir le média de référence des professionnels des affaires publiques à l'échelle européenne.
Dans les mois précédant le lancement de l’édition EU, nous nous sommes attachés à définir nos standards rédactionnels en anglais et à garantir que notre première verticale en anglais atteigne la même qualité éditoriale qui fait le succès de notre produit français depuis 2013.
Nous avons également testé l'adaptation de contenus de l'anglais vers le français et inversement, un processus désormais quotidien au sein de la rédaction à la fin de chaque journée. Nos deux briefings Energy et Énergie ne sont pas de simples traductions l'un de l'autre : ils proposent des contenus pertinents pour leurs publics respectifs. C'était, et cela reste, l'aspect le plus exigeant de notre travail.
Le lancement européen nous a permis de prendre du recul sur ce qui fonctionne, ce qui doit être amélioré et ce qui doit changer pour toucher un nouveau public – nous donnant la feuille de route pour le lancement de notre deuxième verticale en anglais, Power, prévu en mars 2026.
J'apprécie vraiment de pouvoir travailler dans deux langues chez Contexte. Passer du français à l'anglais et inversement a un effet positif réel sur mon écriture, grâce aux petites habitudes que je prends dans chacune des deux langues.

Anna Hubert, journaliste Power
Les politiques énergétiques sont au premier plan de notre couverture depuis la création de Contexte en 2013, et l'actualité reste riche. Après avoir affronté une crise énergétique en 2022, l'UE cherche à faire évoluer son Green Deal vers un pacte mettant l'accent sur l'industrie propre. Elle a dû concilier sa volonté de se libérer de l'énergie russe avec un besoin d'approvisionnements sûrs, et ses ambitions climatiques avec l'impératif de rester compétitive. Parmi les 1 172 brèves, 54 articles et 128 leaks publiés par Energy en 2025, on compte notamment :

Nous avons fait face à de nombreux défis pratiques d’ordre culturel liés à l'intégration de nouvelles personnes dans une rédaction jusque-là entièrement francophone : se procurer des claviers Qwerty pour côtoyer les Azerty français, ou encore assurer des réserves abondantes de thé à côté du traditionnel café.

Jack Schickler, responsable du pôle Energy
Faire produire par une équipe multilingue de journalistes énergie deux briefings quotidiens parallèles, destinés à des publics différents, est un véritable défi. D'autant plus au vu du type d'information – profonde, brève et fiable – que fournit Contexte.
Nous avions déjà beaucoup travaillé à intégrer cette innovation dans notre flux de travail. Mais il nous fallait aussi répartir les nombreux dossiers techniques que nous suivons entre des journalistes de langues différentes.
Notre leak de décembre concernant le paquet européen sur les réseaux électriques, par exemple, intéressait à la fois nos lecteurs à Paris et à Bruxelles : les deux ont pu accéder à la même information exclusive, mais dans des langues différentes.
Dans certains cas, un contenu existe dans une édition mais pas dans l'autre : la spécialisation plus poussée de l'édition EU lui permet de se concentrer sur des sujets comme les sanctions sur le pétrole russe. Dans d'autres, nous adaptons l'angle aux intérêts du lectorat – comme notre plongée dans les plans climat nationaux des États membres de l'UE, ou le bras de fer entre le français EDF et le coréen KHNP autour d'une centrale nucléaire en Tchéquie.
En 2024, nous avons examiné de plus près qui utilise Contexte, comment, et où notre offre créait des barrières inutiles. Le constat était clair : notre modèle d'abonnement unique ne reflétait pas la diversité des besoins et des moyens de notre public.
ONG, think tanks, institutions universitaires, cabinets de conseil de plus petite taille ou équipes aux besoins de veille plus restreints, tous percevaient souvent la valeur de Contexte, mais peinaient à justifier le même niveau d'investissement que des organisations plus grandes et comptant de nombreux utilisateurs.
Pour y répondre, nous avons lancé une nouvelle offre commerciale en mars 2025, structurée en trois formules : Essentielle, Avancée et Intégrale. Chaque formule est pensée autour d'un niveau de besoin concret, plutôt qu'autour d'un abonnement unique valable pour tous. Les organisations peuvent désormais choisir le niveau d'information qui correspond à leur travail réel.
En assouplissant notre offre, nous avons rendu notre information plus accessible à tous types d'organisations, tout en maintenant nos exigences éditoriales élevées et la valeur essentielle de notre plateforme.
La nouvelle offre nous permet de mieux coller à la réalité de nos utilisateurs : toutes les organisations n'ont pas les mêmes ressources, mais beaucoup partagent le même besoin d'une information fiable et précise sur les politiques publiques.

Louise Bocquin,
Product Marketing Manager
En 2025, nous avons continué de publier un journalisme indépendant et expert, mais nous avons aussi renforcé le produit qui l'entoure : des outils qui aident les utilisateurs à suivre, rechercher, surveiller et exploiter l'information politique et législative plus efficacement.
Cette évolution compte, parce que nos lecteurs n'ont pas seulement besoin de comprendre ce qui s'est passé. Ils ont besoin de savoir ce qui a changé, qui a agi, où en est un dossier, et quand un sujet qui les intéresse refait surface dans une institution. Autrement dit, ils ont besoin de clarté éditoriale et de veille opérationnelle au même endroit.

Naïma Mauchauffée,
Product Marketing Manager
Lancé en mars 2025, le briefing+ a transformé le briefing quotidien en véritable interface de travail.
Nous souhaitions depuis longtemps permettre à nos lecteurs de travailler directement dans le briefing. Nous savons qu'ils ont besoin d'information, mais aussi de pouvoir agir rapidement.
Le briefing reste le point de départ de la journée. Mais il n'est plus seulement un format de lecture : il est devenu un espace de travail interactif pour suivre ce qui compte.
Nous avons ajouté des fonctionnalités qui vont au-delà de la lecture : suivre activement les amendements, prévisualiser des documents, gérer des alertes par mots-clés, suivre des dossiers législatifs et communiquer les actualités pertinentes à son équipe.

Après une phase bêta réussie, transcriptions est devenu une fonctionnalité clé de la formule Intégrale en mars 2025.
Nous avons recueilli de nombreux retours d'abonnés et de nos journalistes sur l'importance de suivre les débats parlementaires, mais aussi sur le temps considérable que cela demande. C'est pourquoi notre équipe Produit a conçu transcriptions pour prendre en charge le gros du travail que représente le visionnage de ces débats en ligne – une fonctionnalité désormais intégrée à notre formule Intégrale.
Ces transcriptions facilitent le suivi des débats parlementaires à grande échelle. Les abonnés peuvent ainsi être alertés lorsqu'un sujet, une organisation, un secteur ou un acteur est mentionné – y compris dans des séances qu'ils n'ont pas pu suivre en direct.
Des heures de vidéos institutionnelles peuvent désormais être recherchées, filtrées et exploitées sans attendre les comptes rendus officiels ni visionner manuellement des séances entières.

Entre mars et juillet 2025, nous avons enrichi notre veille parlementaire de trois annuaires : députés français, sénateurs et eurodéputés.
Pour qui cartographie des acteurs, prépare des rendez-vous, surveille l'influence ou analyse les alignements politiques, ces annuaires offrent un point d'entrée structuré dans l'activité parlementaire.

En juillet 2025, nous avons repensé le centre d'alertes pour rendre la veille plus simple à gérer, plus claire à comprendre et mieux adaptée au travail sur les politiques européennes.
L'ambition était d'étendre à la veille des politiques européennes ce que Contexte avait déjà bâti pour la veille législative française : une manière structurée de suivre des dossiers, des mots-clés et des signaux institutionnels, sans avoir à consulter manuellement de multiples sources.
Les alertes sont désormais regroupées par mot-clé ou par dossier législatif, les résultats de la veille législative sont intégrés directement, et l'interface de configuration a été simplifiée.
Résultat : une expérience plus cohérente, avec moins d'allers-retours entre les outils, moins de signaux manqués et une vision plus claire de ce qui requiert l'attention au fil des évolutions des politiques publiques.

Ensemble, la nouvelle offre et les nouvelles fonctionnalités de veille traduisent une même ambition : rendre Contexte plus utile à un plus grand nombre d'organisations. Plus accessible, plus opérationnel, et plus en phase avec la façon dont les professionnels des affaires publiques travaillent réellement.
Ce rapport annuel est le fruit de sessions collectives de réflexion, de longs moments de rédaction et d'édition, et d’un minutieux travail de design.
Un immense merci aux collègues qui ont donné vie à ces pages : Anna Hubert, Antoine de Cassan, Clémentine Forissier, Erwan Le Cornec, Hélène de Viviés, Jack Schickler, Jean-Christophe Boulanger, Jean-Sébastien Lefebvre, Louise Bocquin, Marie-Catherine Beuth, Naïma Mauchauffée, Pedro Vitoria et Saousan Chamkhia.
Bien sûr, aucune symphonie ne se joue sans ses chefs d'orchestre : un coup de chapeau à Samuel Azoulay et Martina Fontana, qui ont dirigé l'ensemble du projet. C'est à notre équipe design que l'on doit cette superbe mise en page : Yann Proust, Nicolas Queffélec et Adèle Orain. Enfin, garants d'une grammaire sans faille et d'un style élégant, nos relecteurs : Alastair Macdonald pour l'anglais et Sandra Bosc et Éric Bruckner pour le français.
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