02
10
2026
par
Clémentine Forissier
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Depuis six mois, sept personnes de la rédaction ont changé de poste, de rôle, ou de ville. Cette équipe n’avait jamais connu autant de mouvements. Et si nous continuons - bien sûr - à recruter à l’extérieur, tous ces changements sont révélateurs de ce que Contexte est devenu.
En 2026, la rédaction de Contexte a connu un intense mercato interne. Sept personnes ont changé de poste ou de rôle.
Dans le détail, voilà ce que cela donne :
Bureau de Bruxelles :
Et enfin, Guénaël Pépin, journaliste Médias à Bruxelles, a réduit son temps de couverture éditoriale pour prendre la casquette de référent IA et travailler en transverse avec toute la rédaction.
Vous suivez ?
Autant de mouvements en cascade, c’est inédit. Ils ont été déclenchés par un départ et trois créations de postes. Cela ne veut pas dire que nous ne souhaitons plus accueillir de nouveaux talents – bien au contraire. Mais cela montre que notre équipe a gagné en maturité
Aurions-nous pu vivre cette séquence il y a encore trois ans ? Peut-être pas. Ce mercato interne est révélateur de ce qu’est devenue la rédaction de Contexte : un collectif de plus de 70 personnes entre Paris et Bruxelles, des profils variés, une complémentarité d’expériences jamais atteinte et une capacité à absorber les chocs [bien] supérieure. Ces mouvements sont aussi possibles car l’entreprise continue de croître.
Mais, selon moi, le plus important n’est pas là.
« Comment évoluer chez Contexte ? » Ces dernières années, cette question est souvent revenue dans la rédaction. Le mercato que l'on vient de vivre constitue une réponse très intéressante.
Il montre d’abord que des chemins d’évolution sont possibles dans l’entreprise. Or, évidemment, les perspectives sont vitales dans une vie professionnelle.
Ce mercato est une chance. Il offre la possibilité de faire progresser les équipes en mélangeant de nouvelles compétences, approches, personnalités, et il permet de fortifier notre cohésion. Il apporte un regard neuf dans les équipes et fait évoluer les habitudes.
C’est aussi un atout éditorial majeur. Faire grandir des gens qui finissent par maîtriser plusieurs sujets de politiques publiques permet de cultiver des compétences rares dans écosystème journalistique. En politique, créer des ponts entre les sujets est crucial. Cette mobilité nous permet de le faire avec des professionnels qui ont une vision large.
Ensuite, ces mouvements montrent l'exemple. Ils ouvrent la voie à ceux qui, peut-être, osent moins exprimer leur souhait de changement. Ils normalisent l’idée d’apprendre de nouveaux sujets, d’acquérir de nouvelles compétences en ayant le temps et en étant accompagné.
Ces envies rappellent aussi aux managers la nécessité d’aider chacun à penser son évolution individuelle. Et obligent parfois à oser créer de nouveaux rôles pour accompagner les nouveaux besoins de la rédaction.
Ce mercato a été mené dans la transparence. Pour éviter la politique interne, les intrigues qui favorisent certains, les règles du jeu ont été à chaque fois communiquées à tous.
Concrètement : une fiche de mission a été publiée pour chaque poste, les personnes intéressées ont dû formuler une candidature et un processus de recrutement incluant des membres de chaque équipe a été adapté aux différentes situations. Avec toujours un objectif : se concentrer sur une évaluation sincère de la motivation, des besoins de la personne qui veut évoluer, de ceux de l'équipe qu'elle rejoint, et de la rédaction au global.
Mais je ne veux pas faire de l'angélisme RH ni éluder ce qui est difficile.
Tout d’abord, des gens ont osé essayer et n'ont parfois pas été retenus. Il faut du courage pour postuler sous le regard de ses collègues et du courage pour assumer d’échouer. Je suis impressionnée que certains se soient sentis suffisamment en confiance pour le faire. Notre responsabilité de manager est désormais de les aider à surmonter leur déception légitime et de travailler avec eux à penser à la suite de leurs parcours.
Par ailleurs, tous ces changements ont un impact sur les équipes concernées. Accueillir des nouveaux, même si on les connaît, demande des efforts, de l’adaptabilité, de la capacité à accepter de voir parfois son champ d’action modifié. Ces mouvements ne peuvent fonctionner sans une implication de l’ensemble de l’entreprise, sans esprit d’équipe et solidarité. Il faut par ailleurs se donner du temps pour créer des processus d’intégration internes adaptés à chaque situation et permettre à chacun de prendre son poste sereinement.
Toute cette expérience va nous servir. Ce grand jeu de chaises musicales nous permet aujourd'hui, avec l'équipe RH, de formaliser encore plus les chemins que l'on peut prendre quand on commence à travailler à Contexte, la manière dont on peut faire du journalisme après plusieurs années ou faire profiter de son expérience au sein de la rédaction.
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